En France, la loi condamnant les abus sexuels sur mineurs a depuis 1994 une portée extraterritoriale, rendant passibles de lourdes peines de prison les citoyens français coupables de tels crimes à l’étranger. Sur M. Mitterrand pèsent de graves soupçons corroborés par son livre sordide. Que faut-il de plus à l’Ajustice pour qu’une enquête soit ouverte ? Le Joyeux Rebelle n’a pas le sourire car ce scandale est en passe d'être étouffé, alors que dans le même temps deux honnêtes patriotes de ses amis croupissent dans les geôles de la République. Ce poème est autant un message de soutien à ces camarades incarcérés, qu’un cri de colère à destination des puissants de ce monde.

             

Justice!

Salut à toi catin, parée du mot « justice » !

Salut à tes suppôts par ton nom protégés !

Ta balance est aussi trompeuse que factice ;

Par sa faute ma plume en devient enragée.

Tu défends sans rougir ce vil écrivaillon

Dont la prose défie les cris de ses victimes !

Face à ce grand ministre, un bambin en haillons

Est certes peu puissant : qu’importe donc le crime ?

Il y a quelque temps, certain prédécesseur

Dut quitter des quartiers qu’on disait imposants,

Laissant là ses fonctions pour sauver son honneur.

Si un Gaymard l’a fait, qu’attends-tu Mitterrand ?

Qu’attends-tu pour entrer dans ta sombre cellule,

Profiter des bienfaits semés par ta largesse ?

Cette fois pas de gosses, mais de noirs hercules

Te feront oublier et Culture et richesse ! 

Entre donc, ne crains pas de prendre ainsi la place

De mes deux vieux amis enfermés sans raison !

Quoi, tu geins et tu cries, quand eux restent de glace ?

A ton avis lequel est chez lui en prison ?

Mais ma plume s’emporte, pardon grand ministre

De semer dans ces vers un ferment de discorde !

C’est que réflexion faite, une geôle sinistre

T’est bien moins nécessaire qu’un morceau de corde…

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