Nicolas Sarkozy, Roman Polansky, Julien Dray, Bernard-Henri Lévy… Voici quelques illustres personnalités qui ont construit l’année 2009. Le jeu n’est pas de leur trouver un point commun, la loi l’interdit ! Néanmoins je me devais de clôturer cette année en poésie, et j’ai brocardé quelques faits et personnages qui me semblaient significatifs. Je vous souhaite une bonne lecture et vous donne rendez-vous en 2010 pour un état des lieux plus catastrophique encore !   

Une année-lumière   

 

Le carillon résonne au royaume de France

Et cette année s’écoule, emportée par le temps.

Une année bien française, où les cris de souffrance

Ne sauraient trop couvrir les rires des battants.

Au cours de ces longs mois, l’argent se fit bien rare ;

Faute de caisse pleine, on dut bien la remplir !

Un matin de printemps l’Etat cria victoire :

Les Gaulois paieraient pour sauver sa tirelire !

Une bouffée tirée d’une pipe en écume

Coûta bientôt le prix d’une soupe au champagne ;

Pour ceux qui, imprudents, galopent comme ils fument

L’impôt sur la vitesse allégea leur épargne !

Le peuple est souvent subjugué par la Justice,

Aussi l’on fit juger un ancien souverain

Qui aux plus gros marchands revendait ses services ;

Il trottera bientôt, mais nous voilà sereins !

Ces mêmes négociants, affligés par l’épreuve,

Se virent acculés à rechercher des fonds :

Un virus opportun, mortel sans plus de preuves

Leur en fournit la clé : ils vendraient des potions !

Grâce au Ciel on sauva des foudres de Thémis

Un juif collectionneur de montres à gousset ;

Ce pauvre élu du peuple, apôtre des métis,

Semait l’argent des autres, tel un Gros Poucet…

Puis ce fut un ministre qui chaussa la palme,

Défendant bec et ongles un violeur de pucelles ;

Le peuple sursauta, mais fut remis au calme :

On ne peut condamner l’ami de BHL !

Le contexte morose exigeait une gloire ;

Elle vint sans tarder par la main d’un goujat

Qui vola à l’Irlande une belle victoire,

Et le coq put chanter sa misérable joie.

Une année sans grandeur, une année sans passion,

Une année peu française en somme. Mais pourtant,

Au fond des catacombes survit la nation

Qui subit son hiver, mais croit en son printemps !

 

 

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