Il y a quelques jours, un illustre crétin prétendit que les immigrés étaient indispensables à la survie de la France. Pour le prouver, il proposa à ses congénères de rester chez eux durant une journée, et on verrait bien ! Sans m’attarder sur le fait que « chez eux » a un autre sens pour moi, j’ai passé une des meilleures journées de ma vie, et manifestement je ne suis pas le seul ! Voyez plutôt…

La journée sans immigrés

 

Un esprit prompt à rire autant que l’est le mien

Ne pouvait se cacher d’une telle nouvelle !

Aussi m’en emparai-je d’un robuste entrain,

Comme un chiot ronge un os au fond de sa gamelle.

N’est-ce pas ce jour-là que l’azur fut plus clair,

Comme si le soleil se prenait à rêver ?

L’oiseau du firmament, le poisson des rivières,

Savouraient sans y croire un Eden retrouvé !

L’arbre tricentenaire incrédule pensait :

« Nul crachat aujourd’hui sur mes vieilles racines ! »

Et là-haut le vent frais dans ses branches chantait

Un hymne bien français, sans clameurs maghrébines…

Point de drapeau brûlé, point de voiture en flammes,

Pouvait-on l’espérer avant ce fameux jour ?

« Charles Martel, repose en paix ta vaillante âme !

Ils ont enfin compris le sens de ton amour ! »

Ah! Gentils immigrés, votre choix vous honore

Et mon esprit rebelle aima ce jour béni,

Toutefois y subsiste une once de remords :

Que ce jour somptueux ne soit point infini…

 

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