Non, je ne suis pas mort et ma modeste plume,

Bien qu’engourdie n’est point hôtesse des Enfers.

Si mon silence las vous plongea dans la brume,

Riez, amis lecteurs : s’en reviennent les vers !

 

Il est vrai qu’a longtemps retenti mon silence,

Tant par faute de temps que de muse infidèle.

Excusez, je vous prie, l’impardonnable absence

Dont s’est rendu coupable un bien piètre rebelle !

   

La joie se prête peu à l’état de la France,

Mais elle doit pourtant moissonner en nos cœurs :

Si souffre le Gaulois, nul ne doit voir ses pleurs !

   

Sache donc, fier Français, qu’un jour la délivrance

Viendra de la Patrie relever les couleurs ;

Aux ennemis la honte, à nous le vrai bonheur !

   

 

Salutations aux anciens combattants, notamment ceux de l'ALAT que je remercie ici pour leur soutien.