Fin d'une aventure
Pour des raisons de temps et d'investissement personnel, j'ai décidé de ne plus publier de poèmes jusqu'à nouvel ordre. Je m'excuse auprès de mes lecteurs, et espère comme eux qu'il ne s'agit que d'une pause et non d'un arrêt définitif...
Merci à tous pour votre soutien et vos encouragements!
Poème d'un soldat de France
Je publie ici un long et beau poème écrit par un militaire, le Sergent P. A lire et à faire tourner sans restriction, en ces périodes de drapeaux brûlés et de patrie méprisée…
Poème d’un soldat de France
Sans hâte dans la nuit sombre, un soldat avance,
Seul le bruit de ses pas perce le long silence.
C’est la garde, et sous l’œil des étoiles amies,
L’ombre veille au repos du camp tout endormi.
En marchant dans le sable il songe à la bataille
Qui l’a fait ce matin enfant de la mitraille.
Ce baptême du feu, il l’a tant attendu!
A son intense appel la poudre a répondu.
Sous l’orage, en soldat, il a su se dresser
Et narguer de la Mort le présent empressé.
L’ennemi a ployé au vent de sa ferveur,
Et de la Faucheuse il a reçu les faveurs.
Lorsque le choc passé, il a levé la tête,
Il s’est vu seul debout, défiant la tempête;
A son côté, gisant, un cadavre endormi:
Comme en rêve il a vu le corps de son ami…
Il s’est précipité, refusant l’évidence,
Le cœur emballé dans une folle cadence;
Voyant son camarade étendu dans la plaine,
Il s’est soudain figé, abruti par la peine.
« La mort, c’était donc ça! » murmurait sa douleur,
« Un frère de combat tombé au Champ d’Honneur! »
Cruel enseignement pour un enfant du feu,
Qui quêtait sans y croire un destin plus heureux!
La révolte soudain prit corps en son esprit,
Vainqueur sans coup férir de son cœur tout épris;
La France était blessée par la mort d’un héros,
Pendant qu’en son pays on brûlait son drapeau!
Ce blason bien-aimé, brodé sur son treillis,
Sur son propre sol était tant souillé, haï!
Qui méritait la mort? Son frère ou bien le traître
Qui d’un pays d’accueil se prétendait le maître?
« Pourquoi fais-je la guerre en ces contrées lointaines
Quand la France en sa terre endure tant de haine?
Ce combat sans merci que je mène en errance,
Ce combat sans merci s’achèvera en France! »
Sans hâte dans la nuit, un soldat sombre avance,
Seul le bruit de ses pas perce le long silence;
Les yeux secs, un soldat serre fort son fusil,
Et continue sa ronde, le cœur endurci…
Sergent P.
Amère liberté
Au nom de la liberté d'expression, les insultes contre Dieu et la France ne cessent de se multiplier, mais les opposants au Système sont les seuls à ne pas profiter de ce laxisme orienté. Puissent ces quelques vers ouvrir les yeux des naïfs qui pensent vivre dans un pays réellement libre.
Amère Liberté
Liberté! Tant de fois a résonné ton nom
Par la bouche sincère ou la langue fourchue!
D'aucuns t'ont acclamée, vainqueurs par le canon,
D'autres t'ont suppliée en combattants déchus...
Comment donc Liberté avoir confiance en toi?
Es-tu l'amie des uns et le bourreau des autres?
Dois-je te maudire ou t'accueillir sous mon toit?
Je ne crois pas devoir me faire ton apôtre.
Si c'est sous ton drapeau qu'ont vaincu les Lumières,
Assassinant un roi, ensanglantant la France,
Souffre que je préfère brûler ta bannière
Plutôt qu'être complice de tant de souffrances.
Aujourd'hui un héros croupit dans sa prison
Pour avoir osé croire en ton nom chaleureux;
Liberté d'opinion, tu n'es rien qu'un poison
Dont l'Histoire est victime en ces temps malheureux!
En ton nom Liberté, on salit nos couleurs,
Et l'Ajustice attend ceux qui par trop s'émeuvent!
Quelle est donc ta vertu, où donc est ton honneur
Si seuls les patriotes subissent tes épreuves?
Si tu sers les puissants, si les puissants te servent,
Si "libre" et "mensonger" se côtoient sans un heurt,
Je suis bien trop loyal, bien trop faible est ma verve
Pour crier "Liberté, je suis ton serviteur!"
Ce poème est dédié à Vincent Reynouard, en témoignage de soutien et de profonde estime.
Le réveil du poète
Non, je ne suis pas mort et ma modeste plume,
Bien qu’engourdie n’est point hôtesse des Enfers.
Si mon silence las vous plongea dans la brume,
Riez, amis lecteurs : s’en reviennent les vers !
Il est vrai qu’a longtemps retenti mon silence,
Tant par faute de temps que de muse infidèle.
Excusez, je vous prie, l’impardonnable absence
Dont s’est rendu coupable un bien piètre rebelle !
La joie se prête peu à l’état de la France,
Mais elle doit pourtant moissonner en nos cœurs :
Si souffre le Gaulois, nul ne doit voir ses pleurs !
Sache donc, fier Français, qu’un jour la délivrance
Viendra de la Patrie relever les couleurs ;
Aux ennemis la honte, à nous le vrai bonheur !
Salutations aux anciens combattants, notamment ceux de l'ALAT que je remercie ici pour leur soutien.
Humbles excuses!
Je suis en retard… Une fois de plus ! Etant fort occupé en ce moment (il faut bien travailler !), la poésie fait malheureusement les frais du manque de temps. Le moins que je pouvais faire, c’était de vous l’expliquer en vers !
Humbles excuses
Notre temps est bien dur, car un joyeux rebelle
Ne peut passer son temps à rimer sans relâche ;
Les affres du travail, les muses infidèles
Sont une triste entrave à cette auguste tâche.
Pourtant la poésie devrait bailler salaire
Car l’œuvre de l’esprit est gourmande en effort !
Un roi de France un jour envoya ces beaux vers
A Ronsard, dont il prisait le langage d’or :
« L’art de faire des vers, dût-on s’en indigner,
Doit être à plus haut prix que celui de régner ;
Tous deux également nous portons des couronnes,
Mais roi je la reçus ; poète tu la donnes ! »
Non mes gentils lecteurs, je ne jette la plume
Pas plus que je n’oublie mes joyeux idéaux !
Mais souffrez que parfois mon encrier s’enrhume,
Son réveil chaque fois n’en sera que plus beau !
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Confidences d'une gargouille
Il semble que certains importuns croient pouvoir faire ce qu’ils veulent en la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Ainsi la sombre affaire du « Kiss-in », pitoyable provocation d’anormaux militants, ou plus récemment la venue d’un rabbin pour prêcher une conférence de Carême ! Je ne sais ce qu’il y a de plus honteux que les blasphèmes de Sodome ou la glorification d’un déicide, mais je laisse la parole à une gargouille qui a tout vu et qui est passablement échaudée par ces scandales…
Confidences d’une gargouille
Quand les hardis Français ont bâti Notre-Dame,
Je fis de ses grands murs un coin d’observation.
Nuit et jour au sommet, j’employai corps et âme
A guetter le parvis du haut de mon bastion.
Lorsque grondait l’orage et que tombait des cieux
L’averse généreuse, alors mon long gosier
Répandait sur le peuple un filet malicieux
Qui provoquait d’enfants les rires extasiés.
Durant le saint office un peu d’encens montait,
Effleurant mes naseaux d’un délicieux parfum ;
Et quand à la volée le clocher s’emportait,
Je vibrais en cadence au chant des séraphins.
Que de siècles heureux j’ai vécus tout là-haut !
Que de tableaux riants contemplai-je en mon for !
Les gentils communiants, la livrée du bedeau,
La cour d’un grand Seigneur, d’un Dieu le château-fort !
Plusieurs fois cependant je manquai d’étouffer
Tant la honte accroissait ce que voyaient mes yeux :
Les maudits de Sodome, un rabbin attifé,
Prétendaient prendre place en ces célestes lieux !
J’allais me décider à plonger dans les airs
Pour venger ces affronts, quand de preux chevaliers
Ont brandi dans le ciel leurs armes, leurs bannières ;
Grâce à Dieu triompha le glaive séculier !
L’alerte fut levée, mais désormais mon œil
Naguère bienveillant, s’est fait plus acéré ;
Si les impies un jour viennent violer ce seuil,
Une vieille gargouille attend, les poings serrés…
Merci à Aude pour son inspiration!
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La journée sans immigrés
Il y a quelques jours, un illustre crétin prétendit que les immigrés étaient indispensables à la survie de la France. Pour le prouver, il proposa à ses congénères de rester chez eux durant une journée, et on verrait bien ! Sans m’attarder sur le fait que « chez eux » a un autre sens pour moi, j’ai passé une des meilleures journées de ma vie, et manifestement je ne suis pas le seul ! Voyez plutôt…
La journée sans immigrés
Un esprit prompt à rire autant que l’est le mien
Ne pouvait se cacher d’une telle nouvelle !
Aussi m’en emparai-je d’un robuste entrain,
Comme un chiot ronge un os au fond de sa gamelle.
N’est-ce pas ce jour-là que l’azur fut plus clair,
Comme si le soleil se prenait à rêver ?
L’oiseau du firmament, le poisson des rivières,
Savouraient sans y croire un Eden retrouvé !
L’arbre tricentenaire incrédule pensait :
« Nul crachat aujourd’hui sur mes vieilles racines ! »
Et là-haut le vent frais dans ses branches chantait
Un hymne bien français, sans clameurs maghrébines…
Point de drapeau brûlé, point de voiture en flammes,
Pouvait-on l’espérer avant ce fameux jour ?
« Charles Martel, repose en paix ta vaillante âme !
Ils ont enfin compris le sens de ton amour ! »
Ah! Gentils immigrés, votre choix vous honore
Et mon esprit rebelle aima ce jour béni,
Toutefois y subsiste une once de remords :
Que ce jour somptueux ne soit point infini…
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Les larmes du drapeau
Place du Capitole à Toulouse, le 18 novembre 2009: des hordes d'Algériens (pardon, de Français d'origine algérienne) prennent prétexte d'un match de football de leur pays (pardon, de leur pays d'origine) pour arracher le drapeau tricolore, le brûler et le remplacer par leur torchon croissanté. Les autorités interdisent à la police d'intervenir pour ne pas "créer de désordre"... Si je parlais ici en tant que Joyeux Rebelle, ce n'est pas ma plume que je saisirais mais une arme de guerre. Pour ne pas "créer de désordre", je laisserai le drapeau exprimer lui-même son amertume de n'être plus défendu sur son propre sol...
Les larmes du drapeau
J’ai longuement flotté sur les champs de bataille,
Résistant bravement aux coups de la mitraille ;
Maintes fois ma voilure épongea dans le vent
Le sang des soldats morts, les pleurs des survivants.
Au sommet du pays je dressais mes couleurs,
Témoignage vibrant de la Foi, de l’Honneur.
Les anciens devant moi soulevaient leur chapeau,
Qu’y a-t-il de plus beau que l’amour d’un drapeau ?
Mais la honte survint par un soir gris d’hiver :
Ma hampe fut brisée par des mains étrangères.
Lacérés, mes beaux plis sanglotaient en silence
En voyant que ces doigts s’attaquaient à la France.
Devant la foule haineuse, on me jeta à terre.
Un instant je pensai : « nous sommes donc en guerre ! »
Mais en guerre un étendard a ses défenseurs,
Ici nul n’accourut pour calmer ma douleur !
Les uniformes bleus trépignaient de colère,
Mais leur chef, tout là-haut, préservant sa carrière,
Me laissa sans mot dire aux mains de mes bourreaux :
Je mourus sans qu’une arme quitte son fourreau.
Ce soir je regrettai de porter ces couleurs,
Car une part de la France est morte dans mes pleurs.
Quand mon pays me laisse ainsi succomber, seul,
Je ne suis plus drapeau, mais je deviens linceul…
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Lettre à Roselyne
50 millions de vaccins en excédent, la France risée du monde entier, et des laboratoires pharmaceutiques qui se frottent les mains. Tel est le bilan cocasse de la terrible épidémie de Grippe A H1N1 qui décima la France au début du XXI° siècle… Il semble que notre Ministre de la Santé ait des intérêts communs avec le lobby du médicament, d’aucuns parlent même d’une amitié de 20 ans avec de grands groupes ! Ce ne sont bien sûr que des rumeurs, et le zèle de la gourmande Roselyne fut seulement guidé par son désir de sauver la France, n’en déplaise à cet obscur épistolier appelé le Joyeux Rebelle !
Lettre à Roselyne
Si vous lisez ces mots, Madame la Ministre,
C’est que nos bons postiers ne seront plus en grève ;
Si le présent propos vous semble être d’un cuistre,
Pardonnez mon plumier : l’épreuve sera brève.
La triste épidémie dont vous nous abreuvez
Semble être bien mortelle, vue de vos bureaux !
Soit je suis grand aveugle, ou bien soit vous rêvez :
Autant que vos dossiers, vides sont nos tombeaux !
Prévoyance et bonté sont de curieux motifs
Pour ainsi dispenser vos nombreuses potions !
Il faudrait par le Ciel être un fieffé chétif
Pour se voir appliquer vos géantes rations !
Si je sais bien compter, vous avez tant d’aiguilles
Que vous rendez jaloux les plus gros hérissons !
Les oiseaux des forêts n’ont point tant de brindilles :
Leurs nids seraient bien mieux au fond de vos caissons !
Oh certes ! Le bas-peuple ne joue point le jeu,
Et refuse vos soins par trop d’ingratitude ;
Mais peut-être croit-il qu’au fond le seul enjeu
A pour doux nom « argent », plus que « sollicitude » !
La question néanmoins se pose avec entrain,
Mais y répondrez-vous avec autant d’aisance ?
Comment vont vos amis, piètres laborantins ?
Leur négoce de mort réjouit-il leurs finances ?
Vous voulez, gente dame, écouler vos réserves ?
N’ayez point de remords, retroussez votre manche !
Par centaines plantez dans ce bras qui s’énerve
Le vaccin salutaire aux voleurs et aux tanches…
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Une année-lumière
Nicolas Sarkozy, Roman Polansky, Julien Dray, Bernard-Henri Lévy… Voici quelques illustres personnalités qui ont construit l’année 2009. Le jeu n’est pas de leur trouver un point commun, la loi l’interdit ! Néanmoins je me devais de clôturer cette année en poésie, et j’ai brocardé quelques faits et personnages qui me semblaient significatifs. Je vous souhaite une bonne lecture et vous donne rendez-vous en 2010 pour un état des lieux plus catastrophique encore !
Une année-lumière
Le carillon résonne au royaume de France
Et cette année s’écoule, emportée par le temps.
Une année bien française, où les cris de souffrance
Ne sauraient trop couvrir les rires des battants.
Au cours de ces longs mois, l’argent se fit bien rare ;
Faute de caisse pleine, on dut bien la remplir !
Un matin de printemps l’Etat cria victoire :
Les Gaulois paieraient pour sauver sa tirelire !
Une bouffée tirée d’une pipe en écume
Coûta bientôt le prix d’une soupe au champagne ;
Pour ceux qui, imprudents, galopent comme ils fument
L’impôt sur la vitesse allégea leur épargne !
Le peuple est souvent subjugué par la Justice,
Aussi l’on fit juger un ancien souverain
Qui aux plus gros marchands revendait ses services ;
Il trottera bientôt, mais nous voilà sereins !
Ces mêmes négociants, affligés par l’épreuve,
Se virent acculés à rechercher des fonds :
Un virus opportun, mortel sans plus de preuves
Leur en fournit la clé : ils vendraient des potions !
Grâce au Ciel on sauva des foudres de Thémis
Un juif collectionneur de montres à gousset ;
Ce pauvre élu du peuple, apôtre des métis,
Semait l’argent des autres, tel un Gros Poucet…
Puis ce fut un ministre qui chaussa la palme,
Défendant bec et ongles un violeur de pucelles ;
Le peuple sursauta, mais fut remis au calme :
On ne peut condamner l’ami de BHL !
Le contexte morose exigeait une gloire ;
Elle vint sans tarder par la main d’un goujat
Qui vola à l’Irlande une belle victoire,
Et le coq put chanter sa misérable joie.
Une année sans grandeur, une année sans passion,
Une année peu française en somme. Mais pourtant,
Au fond des catacombes survit la nation
Qui subit son hiver, mais croit en son printemps !
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