Le délit de faciès: une gigantesque blague qui a pour but de faire croire que les délinquants sont indistinctement blancs, noirs ou arabes... La police en a fait les frais, épinglée par un rapport selon lequel Noirs et Arabes sont sept fois plus sujets à des contrôles d'identité que les Blancs.

Une fumisterie politiquement correcte qui vaut bien une petite fable...

    

Les loups, les chiens et les brebis

   

    

Il était une fois dans un ciel sans nuages,

Un troupeau de brebis aussi blanches que lait.

Leur berger les menait vers les hauts pâturages

Déguster l'herbe grasse et le doux serpolet.

Non loin de là erraient des loups noirs et vulgaires;

Attirés par la chair des brebis opulentes,

Ils avaient envahi les montagnes naguère

Pour y troubler la paix en ripailles sanglantes.

Un matin le berger contempla l’âme triste,

Le pauvre corps sans vie d’une petite agnelle ;

Et deux grands loups repus, sur le lieu du sinistre,

Se réjouissaient sans fard de cette mort cruelle.

Révolté le berger appela ses trois chiens,

Leur confia sa douleur et sa soif de justice,

« Désormais » leur dit-il, « contrôlez ces vauriens,

Vous avez pour missions assistance et police. »

Fidèles, les trois chiens en durcissant l’accueil

Empêchèrent les loups d’approcher le troupeau.

Laissant passer en paix lapins et écureuils,

Ils limitèrent aux noirs l’effet de leurs crocs.

La peur changea de camp et le troupeau joyeux

Reprit sa route en chœur, enchanté de son sort.

L’efficace police, flairant de son mieux

Ne laissa plus jamais un loup semer la mort.

Mais un jour on apprit qu’il était interdit

De contrôler un loup plus souvent qu’un canard,

Car au fond le danger, la belle comédie !

N’est pas dû au faciès, mais au choix du hasard…

    

      

      

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