Vous aimiez déclamer une tirade de Corneille ou réciter une fable de La Fontaine ? Vous êtes hors-jeu ! Les nouveaux artistes « français » ont pour noms NTM et La Fouine. Loin des rimes jaunies par les ans, plongez-vous sans tarder dans l’univers mystico-lyrique dont vos enfants étudieront à l’école les œuvres complètes…

   

  Mignonne allons voir si la rose...

   

    

Pépère en twingo, trop felhen en BMW

J’ai connu des meufs vierges et des meufs RW

J’ai mis des rotte-ca, nique sa mère bug’s bunny

J’suis sur le ter-ter pépère, il m’faut une kerba bruni !   

O poésie suave ! O sublime finesse !

Mon âme est éblouie par la délicatesse

Emanant de ce miel en vers et en musique

Que clament ces hérauts : les troubadours d’Afrique !      

Relisant de mes pères les vieux parchemins

Que Molière et Racine ont salis de leurs mains,

Le pourpre de la honte me monte au visage :

Ils sont ânonnements d’un enfant en bas-âge !   

Que j’aime à refermer ces antiques grimoires

Qui souillèrent longtemps ma moderne mémoire !

J’étanche enfin ma soif d’un gouleyant breuvage :

Adieu art ancestral, bienvenue cri sauvage !

On va vous […] vos […] de meufs !

[…] !

[…] […] […] !!

Oyez l’Amour courtois et ses douces romances

Qui séduisent les cœurs de la nouvelle France !

Certes le verbe est cru, mais aisé à comprendre ;

A ces raisons de l’âme on ne peut que se rendre !

Le prince qui jadis eût déclaré sa flamme

En vers aussi galants, aurait conquis sa dame !

Nul besoin de duels non plus que de bouquets,

Elle aurait succombé aux charmes du caquet !

Pan ! Dans tes dents ! Je m’adresse à toi petit Blanc,

Je [...] ton gouvernement ! […]

Les keufs sont lynchés, enfin ça soulage,

Faut que Paris crame ! […]

Que sont niais les Ronsard, piètres les du Bellay

Qui contèrent la vieille France et ses palais !

Leurs rimes sont un leurre sans beauté aucune

Dont l’écho vieillissant n’omet point les lacunes !

La franque barbarie clôt enfin luths et vielles,

La poésie mauresque enchante les cervelles !

Si vraiment chaque siècle a les arts qu’il mérite,

La richesse du nôtre est joliment écrite !

   

    

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